samedi 14 septembre 2013

Exposition "Désir et Volupté" au Musée Jaquemart-André: appétissante Grande-Bretagne...
"Désir et Volupté" im Pariser Musée Jaquemart-André: ein anregendes Bad von Lust und Sehnsucht!

Dès que l'on franchit la première salle de l'exposition, on est littéralement plongé dans un bain de volupté.
Comme ces filles sensuelles dans un bain de roses envoûtantes qui vous accueillent avec le premier tableau, une oeuvre de Lawrence Alma-Tadema, "les Roses de Héliogabale" (1888).
Le ton est donné, un ton nostalgique, songeur et parfois mélancolique.

Le Musée Jaquemart-André a eu la bonne idée de démarrer sa saison avec une invitation hors pair: la collection Pérez Simon. 
Cette collection privée, venue de Mexico, est constituée d'un des plus riches ensembles de la peinture Victorienne. 
Au travers d'une cinquantaine d’œuvres, on découvre un mouvement artistique dans son intégralité, d'habitude dispersé dans les musées du monde: celui de l'époque britannique sous le règne de la reine Victoria (1837-1901).  
Un temps de guerre - la première guerre mondiale de 1914-1918 -, et de bouleversements économiques et sociaux au Pays de Galles. 
Dans ce contexte difficile, les peintres contre-attaquent avec des femmes sublimes: des héroïnes de l'Antiquité, des sensuelles héritières préraphaélites... 
L'effondrement morale est ainsi masqué par la légèreté décorative.
Dix-neuf peintres, presque exclusivement britanniques, témoignent de cette magnifique exubérance artistique. Parmi eux, c'est sans doute le hollandais Lawrence Alma-Tadema, qui est le coqueluche des collectionneurs et du public d'antan. 
On se plonge avec grand plaisir dans ses œuvres d'une accessibilité raffinée, ainsi que celles de ses "confrères", parmi lesquels Dante Gabriel Rossetti, et surtout Sir John Everett Millais, qui nous fait partager son tableau "Couronne de l'amour" (1875) inspiré du poème du même nom de George Meredith. 
Le voici en intégralité, parfait reflet de l'atmosphère de cette exposition.

"Oh! si je pouvais te porter dans mes bras,
Tel le jeune amant chanté par le ménestrel
Qui avait si glorieusement gagné
L'amour de la belle princesse de France.
Lui qui à osé un amour aussi élevé,
Doit maintenant porter son précieux fardeau
Et gravir sans arrêter comme décrété par le valeureux roi,
Jusqu'au point où elle se fond dans le ciel.
Sans aucune halte, il la porte
Et ne s'arrête pas pour reprendre son souffle
Car c'est dans la mort qu'elle fût conquise."

Bereits beim ersten Schritt in die Ausstellung, erwartet die Besucher ein Badevergnügen besonderer Art: laszive junge Mädchen erfrischen sich in einem Bassin aus tausend Rosenblüten... Das Werk "Die Rosen von Héliogabale" des Holländers Laurence Alma-Tadema (1888) gibt sofort den Ton an - sehnsuchtsverhangene Nostalgie mischt sich mit existenziellem Weltschmerz.

Das Pariser Musée Jacquemart-André hatte die überraschende Idee, die Saison mit einer ausgefallenen Einladung zu eröffnen: die Collection Pérez Simon zeigt eine Auswahl ihrer Werke viktorianer Kunst. Die zum Grossteil aus Privatbesitz stammende Kollektion aus Mexiko besitzt weltweit einer der grössten Sammlungen dieser sehr speziellen Epoche Grossbritanniens, zur Zeit der Regentschaft ihrer Königin Viktoria (1837-1901). Eine vom ersten Weltkrieg zerrüttete Nation - zwischen wirtschaftlicher Verarmung und sozialem Elend - erträumt sich auf Leinwand Szenen aus Oel und Pastell: Szenen aus der antiken- und religiösen Mythologie, bevölkert mit anmutigen pre-rafaelitischen Erbinnen... Englands moralischer Zusammenbruch wird mit technisch raffinierter, dekorativer Leichtigkeit übermalt!
19 Meister dieser Zeit, fast ausschliesslich britisch, ergeben am Boulevard Haussmann ein Gesamtwerk (fast fünfzig Gemälde), das der Besucher sonst in allen Ecken der Welt zusammensuchen müsste. Und so lässt man sich gerne tragen von der angenehmen Leichtigkeit der ausgewählten Werke - von Sammler-Liebling Laurence Alma-Tadema, über Dante Gabriel Rossetti, bis hin zu Sir John Everett Millais, dessen Oeuvre "Gekrönte Liebe" von 1875, nach dem gleichnamigen Gedicht von George Meredith, genau die Stimmung der wirklich geglückten Ausstellung widerspiegelt...


"Désirs et Volupté à l'Epoque Victorienne" / Collection Pérez Simon
Musée Jaquemart André, Paris (www.musee-jaquemart-andre.com)
jusqu'au 20 janvier 2014 / bis 20. Januar 2014


Lawrence Alma-Tadema (1836 – 1912) Les Roses d’Héliogabale, 1888
Huile sur toile, 132,7 x 214,4 cm
Collection Pérez Simón, Mexico © Studio Sébert Photographe

Frederic Leighton (1830 – 1896)
Jeunes Filles grecques ramassant des galets sur la plage, 1871
Huile sur toile 84 x 129,5 cm
Collection Pérez Simón, Mexico © Studio Sébert Photographe

John William Waterhouse (1849 – 1917) Le chant du printemps, 1913
Huile sur toile 72 x 92 cm
Collection Pérez Simón, Mexico © Studio Sébert Photographe

Albert Moore (1841-1893)
Le Quartet. Hommage du peintre à l’art de la musique, 1868
Huile sur toile 61 x 88 cm
Collection Pérez Simón, Mexico © Studio Sébert Photographe

Edward John Poynter (1836 – 1919) Andromède, 1869
Huile sur toile 51 x 36 cm
Collection Pérez Simón, Mexico © Studio Sébert Photographe

Frederic Leighton (1830 – 1896)
Crenaia, la nymphe de la rivière Dargle, ca. 1880
Huile sur toile 76,2 x 26,7 cm
Collection Pérez Simón, Mexico
© Studio Sébert Photographe

Henry Arthur Payne (1868-1940) La Mer enchantée, vers 1899
Huile sur toile, 91,5 x 65,5 cm
Mexico, Collection Pérez Simón © Studio Sébert Photographe

John Everett Millais (1829-1896) La Couronne de l’amour, 1875
Huile sur toile, 129,5 x 87,8 cm
Mexico, Collection Pérez Simón © Studio Sébert Photographe

John Melhuish Strudwick (1849-1937) L'Âge d'Or , n.d.
Huile sur toile, 66,5 x 46,1 cm
Mexico, Collection Pérez Simón © Studio Sébert Photographe

John William Waterhouse (1849-1917) La Boule de cristal, 1902
Huile sur toile, 121,6 x 79,7 cm
Mexico, Collection Pérez Simón © Studio Sébert Photographe

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